.....La Prune

il est parti sans moi...

Il est parti sans moi et j’ai le coeur en vrac
Il est parti sans nous et ça me fout le trac…
Ça s’est passé si vite, je n’avais pas réalisé
Ça s’est passé si fort, mon souffle s’est coupé…

Je suis restée plantée là comme un saule
Déracinée, abattue, écorchée et pleurant à genou
Pour que tout aille bien, pour qu’il revienne à nous
Attachée, ligotée incarcérée à ma geôle
Prisonnière de moi-même, enfermée pour toujours,
Dans ma si jolie prison d’amour

Il a préparé toutes ses affaires
Il a tout mis en vrac
Dans son vieux sac
Son jeans préféré, son polo vert
Ses chaussettes, son baladeur
Et même un morceau de mon cœur
Et puis il l’a refermé
Son beau sourire aux lèvres
Il a embrassé son père
Il m’a regardée, un peu affligé
J’avais la mine dépitée et les entrailles nouées
Et quand on a sonné, il m’a dit :
« T’en fais pas maman, tout ira bien ! »
Il m’a embrassé et puis il a sourit
Sa main s’est resserrée sur ma main
De ma voix cassée pour ne pas hurler
J’ai murmuré « n’oublie pas de m’appeler »…

Je suis restée plantée là comme un saule
Déracinée, abattue, écorchée et pleurant à genou
Pour que tout aille bien, pour qu’il revienne à nous
Attachée, ligotée incarcérée à ma geôle
Prisonnière de moi-même, enfermée pour toujours,
Dans ma si jolie prison d’amour

Le jeans délavé, son sac à dos sur l’épaule,
Il a mis mon cœur en bandoulière
Sans repère, sans carte ni boussole
Prêt à passer les frontières
Avec cette audacieuse insouciance
Qu’ont les moins de vingt ans
Il est parti, enchanté en chantant
Je pars enfin en vacances
Je vais visiter d’autres terres
Un peu plus près de la mer
Un peu plus loin de ma mère
Peut-être même au bout de la terre…

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Pour faire le portrait d'un oiseau

Juste comme ça, pour le plaisir parce que j'aime bien les oiseaux, parce que j'aime bien Jacques Prévert et parce que j'adooooore cette poésie et aussi parce que je me remets un peu à la peinture...

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Temps qui passe

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La chaleur d’un rayon de soleil
Un matin à l’aube du printemps
Cette sensation que tout s’éveille
Que tout recommence infiniment
La fraîcheur du roulis de la vague échouée
Les départs en vacance et les nuits…
Le sable chaud et le vent salé
Qui font pétiller l’été de folies.
La feuille morte, la senteur des forêts
Les vivifiantes ballades en montagnes.
La pluie, les flaques d’eau gadouillées,
Les premiers frissons de l’automne
L’ambiance blanche et feutrée
Des premiers jours de neige floconnés,
Nos premiers pas sur le sol immaculé
Le feu dans la cheminée qui nous fait crépiter…
Et voilà une année dépassée
Une année qui va recommencer
Une année de plus sur le calendrier
De la vie déchaînée qui passe sans s’arrêter…

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Psychédélique

Quand tes mains me câlinent et se posent sur mon corps
Quand au creux de mes reins, commence la danse
Et que ton corps endurci et bombé entre en transe
Je me laisse aller à l’effort, de plus en plus fort

Quand l’étreinte au fil des jours
Se ressource du corps de l’être aimé
Quand les caresses davantage effrénées
S’enhardissent de dix-neuf ans d’amour

Quand ta bouche se rapproche de ma bouche alanguie
Que mes yeux se referment, que les tiens semblent flous
Que ta bouche caresse mon cou et remonte à ma joue
Embrassant fougueusement mes lèvres alourdies

Quand nos jeux amoureux deviennent érotiques
Quand doucement, nos gestes tendres et sensuels
S’emmêlent et s’entremêlent de désirs charnels
Suspendant le temps, un instant psychédélique

Quand nos sens et nos cœurs en fusionnent
Jusqu’au moment, sublimant le désir
Où nous nous extasions ivres de plaisir
Avec l’ardeur de l’être cher qui se donne…

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j’ai peur…

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j’ai peur…

des combats et des armes de guerre,
j’ai peur
de la folie des hommes en colère,
j’ai peur
des déflagrations des canons nucléaires,
j’ai peur
Pour les soldats qui tombent à terre,
Je pleure

De la famine et de l’indigence
J’ai peur
Des larmes et de la souffrance
J’ai peur
de ces virus au destin fatal
j’ai peur
Pour l’enfant qui a mal
Je pleure

Des déchets qui polluent
J’ai peur
Des substances qui nous tuent
J’ai peur
Des OGM et de tous leurs produits
J’ai peur
Pour notre terre qu’on détruit
Je pleure

De la puissance des hommes
J’ai peur
De leurs infamies sur les femmes
J’ai peur
Des violences et des viols
J’ai peur
Pour les femmes qu’on flagelle
Je pleure

Pour l’avenir de mes enfants
J’ai peur
Pour la liberté qu’on défend
J’ai peur
Pour le respect et les droits
J’ai peur
Pour eux, pour toi pour moi
Je pleure

De te voir blessé mon coeur
J’ai peur
De ne plus respirer ton odeur
J’ai peur
De te perdre mon amour
J’ai peur
Pour t’aimer sans détour
Je pleure

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anecdote

Avant de partir en week-end, je voulais faire cet article...

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pour Louise...

Voilà rien que pour toi,Louise!

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Déchirure

à toi...le frère... pour tes enfants...pour ses enfants... pour les notres

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Le Patio de Avo

Voyage en plein cœur…

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Allez...

allez, viens là mets ta joue sur mon coeur...

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Absence


Tu ne la connais pas,
Et enfin ,tu la vois
Elle a grandi sans toi,
ça fait mal quelquefois,

Elle n’est pas étonnée
Elle n’est pas effrayée
C’est comme si elle savait
Qu’elle te reconnaissait

C’est ma voix dans sa voix que j’entends
Quand elle me dit je t’aime, maman
Ce sont mes larmes qui coulent dans ses yeux
Quand elle a mal ,qu’elle en veut au bon dieu
C’est mon cœur qui grandit dans son cœur
A chaque fois qu’elle tremble ou qu’elle a peur

Mais quand elle me sourit
Elle chavire toute ma vie

Ce petit bout de moi
C’est ma fille, tu vois
Ce p’tit bout de chou
C’est ma vie, je l’avoue

On était des amis,
Et puis on a grandi
On était des enfants
Maintenant on est parents

Ce ptit gars sur la photo
Ne me dit pas que t’es pas accro !
Ce p’tit gars dont tu rêvais
J’savais qu’un jour tu l’aurais

C’est ta voix dans sa voix
Quand il te dit je t’aime, papa

Ce sont tes larmes dans ses yeux
Quand il a mal ou qu’il en veut au bon dieu
C’est ton cœur qui grandit dans son cœur
A chaque fois qu’il tremble ou qu’il a peur

Mais quand il te sourit
Il chavire toute ta vie

Ce petit bout de toi
C’est ton fils, je vois
Ce p’tit bout de chou
C’est ta vie, tu l’avoues

Je ne le connais pas,
c’est la première fois que je le vois
Il a grandi sans moi,
ça fait mal quelquefois,

Il n’est même pas étonné
Il n’est même pas effrayé
C’est comme si il savait
Qu’il me reconnaissait

ils ne se connaissent pas
et enfin ils se voient
ils ont grandi comme ça
ça fait mal quelquefois…

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maux vifs

Jamais il ne me dira,je t’aime tu sais!
Jamais je n’entendrai le son de sa voix,
Il n’a pas les mots,il ne peut pas parler:
Ce sont ses yeux qui me parlent tout bas …


Ce petit enfant là,comme je l’aime,comme je l’aime!
celui qui lui a fait ça je le hais,et je maudis son âme.


Jamais je ne connaîtrai le bruit de son pas,
Jamais il ne pourra jouer et sauter
Comme tous les enfants du quartier ;
Ce sont des roues qui le mènent à moi.


Ce petit enfant là,comme je l’aime,comme je l’aime !
Et celui qui lui a fait ça je le hais,et je maudis son âme.


Chaque geste est pour lui un tourment,
Simple et évident,pour lui n’existent pas
Tout est compliqué,vivre est un combat
Mais chaque avancée est un couronnement.


Ce petit enfant là,comme je l’aime,comme je l’aime !
Et celui qui lui a fait ça je le hais,et je maudis son âme.


Dans la rue,les regards humiliants
Glissent sur son sourire et chaque jour,
Je l’enveloppe d’un bouclier d’amour
Pour le protéger des mauvais pensants.


Ce petit enfant là,comme je l’aime,comme je l’aime !
Et celui qui lui a fait ça je le hais,et je maudis son âme.


Mais quand il joue sa musique au piano,
Tout part en éclats de rire autour de lui
Ses yeux pétillants me disent t’en fais pas !
Et son regard de braise réchauffe nos vies.


Ce petit enfant là,comme je l’aime,comme je l’aime!
Et celui qui lui a fait ça je le hais,et je maudis son âme.


Jamais je n’entendrai le son de sa voix …
Ce sont ses yeux qui me parlent tout bas…
Ce sont ses yeux qui me parlent tout bas…

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il me couvre d'amour...

Il me couvre d’amour,et c’est comme si
Il ne voyait pas, tous ces p’tit défauts
Qui me pèsent et qui troublent ma vie,
comme si pour lui,j’étais un cadeau
J’étais la plus belle, comme un don du ciel
un peu éternelle…un peu immortelle

Il me pare d’amour,comme si j’étais celle
Qu’on aime en secret en cachant ses larmes
Qu’on attends toujours,un peu irréelle
De peur de briser le voile du charme
Je vois dans ses yeux une telle force d’amour
que parfois j’en pleure et j’en pleure d’amour

Si je n’étais pas celle qu’il attendait tant
S’il ouvrait les yeux et que tout à coup
Il ne voyait plus que la pauvre enfant
Démasquée,fondue,pleurant à genou
Une cendrillon du troisième millénaire
Parmi ses semblables, simple et ordinaire

Je mettrai mes mains sur ses yeux sans détour
Pour l’empêcher de regarder ailleurs et autour
Et je poserai ma bouche sur sa bouche sans pudeur
Pour que ses mots continuent de caresser mon cœur
Je me ferai douce et tendre pour ne pas l’éveiller
Pour que notre rêve d’amour dure toute une éternité.

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sens interdits

SENS INTERDITS !

Quand mon regard se fond dans ton regard à toi
Quand tes lèvres me parlent, que tes mots résonnent
Quand ta main frôle ma main et que je frissonne
Quand je respire ton parfum qui m’enivre de toi

Dois-je écouter mes sens
…ou bien me taire ?
Dois-je refuser ta danse
…ou bien me laisser faire…

Quand tes silences intenses brisent soudain ma voix,
Quand j’ai le goût de toi de tes lèvres salées
Quand mon cœur se bat contre ton cœur serré
Quand je ferme les yeux, que je ne vois que toi

Dois-je écouter mes sens
…ou bien me taire ?
Dois-je refuser ta danse
…ou bien me laisser faire…

Quand ta peau appelle ma peau jusqu’au creux de moi
Quand mon corps te respire et que tu m’inspires
Quand alors Tout en toi m’attire et me transpire
Quand enfin partout en moi j’ai le goût de toi…hm !

Dois-je écouter mes sens
…ou bien me taire ?
Dois-je refuser ta danse
…ou bien me laisser faire…

Quand tout se bouscule et que tout bascule, résonne
Quand alors mon corps prend le rythme de ton corps
Quand soudain le cœur à cœur devient corps à corps
Quand le corps déraisonne et que la raison frissonne

Je veux écouter mes sens
…et ne pas me taire !
Je veux entrer dans ta danse
…et puis te laisser faire…

Je veux écouter tes sens
Et ne pas me taire
Tu peux ouvrir la danse
Et puis me laisser faire…

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Les marques du temps




Les marques du temps
Sont sur ma figure
Autant de blessures
Que mon âme d’enfant
Ne peut percevoir
Elles brouillent le miroir
Retracent chaque ride
Chaque sillon perfide
Et si chaque jour
Elles pèsent plus lourds
Est-ce que mon amour
Sera là toujours ?
Est-ce que mon amour
Vieillira d’amour ?

Puisqu’il faut vieillir
Qu’il faudra partir
Et puisque le corps
N’est pas le plus fort
Et qu’au fond notre âme
Est not’ dernière arme
C’est je crois le cœur
Qui ride en douceur
Et si chaque jour
Il pèse plus lourd
Est-ce que mon amour
Sera là toujours ?
Est-ce que mon amour
Vieillira d’amour ?

Puisque chaque jour
Nos cœurs sont plus lourds
D’un trop plein d’amour
Alors pour toujours
Notre histoire un jour,
Vieillira d’amour.

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