Lundi 5 Juin 2006
Soirée Pruneau
Par Tata Lili, Lundi 5 Juin 2006 à 22:09 GMT+2 dans La saga des Prunes
Je me lève aujourd’hui un peu comme une maman nouvelle qui a élevé, chéri, soigné, éduqué,consolé et protégé son petit et qui le lâche maintenant paré de tant d’amour pour affronter la vie de la meilleure façon qui soit !
J’ai un goût acidulé dans le cœur, un cocktail d’émotions qui se mélange, dégageant par intermittence des vapeurs de tristesse, de fierté, de bonheur, d’angoisses aussi, une angoisse différente, plus celle de le voir tomber ou se faire mal, plus celle de ne pas être à la hauteur d’une maman digne de ce nom, mais une nouvelle angoisse, celle de ne pas l’avoir assez bien préparer à affronter la vie tout seul, à faire de lui un homme !
Que dire de cette soirée époustouflante, respirant l’amour et la fête sans faire trop long et sans oublier l’essentiel ?
Je vais vous le faire comme ça me vient, avec quelques photos pour vous faire partager un peu de ce super moment !
Le buffet :

Quelques unes de mes préparations :
La tarte au thon


La salade en couleurs :

Mince ! j’ai oublié de faire une photo de mes toasts au saumon ! Il faut dire qu’ils ont fait fureur et ont été ingurgités en moins de temps qu’il ne le faut pour le dire !
La tatie de Pruneau lui avait préparé une brouette de feuilletés divers, olives, saucisses et fromage

Ma marquisette ! mi punch-mi marquisette !
Habituellement, il me semble que je ne mets pas de rhum, mais là un doute, j’ai voulu vérifier sur internet et je suis tombée sur un recette où ils en mettent, ça donne un petit côté punch (j’ai pensé à toi Didine
) c’était délicieux !

[Petite précision technique pour ceux et celles qui auraient une soirée à organiser, je la prépare dans une bonbonnne isotherme, elle reste fraîche et avec le petit robinet, c’est très pratique à servir !]
J'ai eu droit à un magnifique hortensia! Admirez:
On a dansé toute sortes de danses de la techno en passant par les paso doble (pour faire plaisir à mamie) au funk, remix des années 80 et toutes sortes de musiques variées qui font de nos soirées, des soirées d’ambiance où tout le monde, du plus petit au plus vieux s’amuse follement !
La Prunette avait préparé un petit spectacle surprise pour son grand frère qu’elle regarde toujours d’un air admirateur, un frère si grand, si fort et gaga d’elle en plus !
Elle a donc reproduit sa danse hawaïenne de sa fête des écoles de la veille affublée d’un vieux paréo usé et d’une fleur dans les cheveux (oui, à l’école, ils ont gardé le costume, on a donc improvisé vite fait) !


Elle s’est déhanchée avec grâce, a compté chaque pas pour reproduire sa danse à la lettre, allant du salon jusqu’à la cuisine en passant par le hall(ben oui, la scène de l’école ayant des dimensions plus grandes que celles de mon salon, il était hors de question de défigurer sa danse en ne faisant pas le nombre de pas requis !) elle y a mis tout son cœur et grand Pruneau ainsi que toute ‘assemblée sont tombés sous le charme !
La pièce démontée et le gâteau (oui, j’avais peur que ce soit juste, j’ai donc ajouté un fraisier) étaient succulent et Pruneau a soufflé ses dix-huit bougies (que nous avions dispersées sur les trois gâteaux pour compliquer un peu la tâche, trop facile sinon !), il a donc éteint les dix-huit petites flammes avec brio !

Il a été un enfant adulte gâté notre grand Pruneau, une magnifique chevalière par son parrain et plein de sous , la majorité des convives ayant opté pour une enveloppe bien garnie accompagnée de petits mots touchants qui lui permettront de démarrer sa vie d’adulte presque riche !

Ses deux copains lui ont offert un casque pour boire sans avoir à tenir son verre ! trop marrant !
Puis la fameuse farandole de cadeaux (j’ai pensé à toi ma Moni, super idée ! j’ai adoré !) numérotés de un à dix-huit ! Je n’aurais jamais pensé que ça lui ferait autant plaisir de découvrir les cadeaux souvenirs, de la première petite brassière au premier doudou en passant par ses petites phrases « cultes »etc…

ah c'est sûr, il a grandi depuis!Même les invités ont été conquis ! Je crois même que j’ai initié le premier de toutes une séries de petits coffres aux souvenirs, avec les premiers dessins, les cartes d’anniversaires etc…
Il a eu le traditionnel T-shirt à faire signer par tous…

Jusqu’au 17 ème comportant le cd de JJ « puisque tu pars », j’ai commencé à chanter le début de la chanson, Papa, moyen Pruneau, petit Pruneau et Prunette devaient s’unir à moi à « que les vents te mènent… », mais j’avais la gorge trop serrée, j’avais tellement pleuré en la répétant cent fois cette chanson que là, au moment fatidique, les sons ne sortaient plus et « sans drame, sans larmes », tous les invités se sont unis à nous pour nous aider à chanter, c’était trop beau, même si un peu « incompréhensible » par moments…
J’avais les larmes aux yeux, mais comme les sons dans ma gorge, les larmes restaient bloquées… « il est des douleurs qui ne pleurent qu’à l’intérieur »…
Sur la fin de la chanson, moyen Pruneau lui a remis le 18 ème cadeau avec la petite carte et le bon pour le permis…
Des moments comme ça, indescriptibles d’émotions…tout le monde chantant en chœur…grand Pruneau, les yeux pleins d’émotions, tenant la main de son cousin, mon petit filleul B(je vous ai parlé de lui déjà, vous vous souvenez le poème « maux vifs »… j’ai d’ailleurs commencé un article qui parle de lui, il est extraordinaire)si je vous dis ça, c’est qu’ entre lui et grand pruneau, il y a un lien entre eux indicible, une fusion muette, mais criante de sincérité, B s’est mis à pleurer à chaudes larmes à la fin de la chanson, une larme de B vaut un cri d’amour qu’il ne peut prononcer, une embrassade à pleins bras, cœur contre cœur qu’il ne peut libérer, juste un élan d’amour de cousin à cousin.
Ensuite papa et maman embrassant leur petit homme et ensuite tour à tour chacun des convives démontrant à sa façon sa joie pour cette majorité naissante !
C’était vraiment une super soirée de dix-huit ans pour mon Pruneau qui restera je le souhaite gravée pour longtemps dans sa mémoire !






Mais seulement, seulement une maman...
Audrey Bay






Je ne suis pas italienne, mais j’ai des origines savoyardes tout de même (oui,je sais, je suis bien mélangée) , mais là ; ils me présentent un genre de flan-beignet avec à l’intérieur du chèvre chaud ! ouf ! j’aurais fait un scandale !

) autant vous dire qu’après le kir et étant donné ma résistance à l’alcool, la partie de bowling me semblait quelque peu compromise !








