.....La Prune

Coeur à vif...

Ces jours-ci ma maison est une maison pleine de vie.
Entre ses murs de pierres résonnent d’un bout à l’autre des pièces, des échos de voix d’enfants qui rient, se chamaillent et s’amusent.
Je suis mère de famille nombreuse, c’est normal,me direz-vous ! Mais je suis aussi tatie de famille nombreuse et tout ce petit monde adore venir chez tata Lili !!!
Alors, comme à chaque vacance scolaire, je reçois des coups de fils :
« Allo, tatie ? Je peux venir dormir chez toi ? »
« Tata Lili, c’est toi ? Je suis tout seul pour Halloween.Dis, tu m’invites ? »
« Je veux voir mon parrain, je peux pas venir un peu chez vous pour les vacances ? »
« Soeurette, ce week-end, je peux te laisser B. ? »
B. est un de mes petits filleuls (oui, oui !!! Je suis marraine trois fois et mon mari, parrain tout autant!), mais B. tient une place toute particulière dans mon cœur et dans ma maison.
Son père et moi sommes frères et sœurs, et même plus que ça, un peu comme des jumeaux je suppose, mais qui seraient nés à deux ans d’écart !
Je n’ai pas le souvenir de m’être disputé avec mon frère, même à l’adolescence, âge critique, nous passions tout notre temps ensemble, nous avions les mêmes amis, nous fréquentions les mêmes endroits et nous nous soutenions l’un, l’autre envers et contre tout…
Quelques années plus tard, quand B. est né, c’est tout naturellement que j’ai été choisie marraine…Je n’aurais pas rêvé meilleur filleul ! Même si B. n’est pas tout à fait comme les autres…Je vous en ai déjà parlé ici et ici.
Je l’ai gardé tout le week-end et cet article n’est pas fait pour m’auto-congratuler, non ! Loin de moi cette idée, mais plutôt pour rendre hommage à ses parents et en particulier à mon frère qui s’occupe de lui de la meilleure façon qui soit, jour après jour et ce depuis des années…
Longtemps, dans mon jeune âge j’ai cru qu’être handicapé se résumait au fait de ne pas pouvoir marcher…Et déjà, je trouvais ça insupportable…
Aujourd’hui, je me rends compte que si ce n’était que ce que B. avait à supporter, je serais la plus heureuse des marraines.
Voici un petit résumé de ses deux jours passés chez moi, pour vous donner un aperçu, on ne peut pas imaginer tant qu’on y est pas confronté :
Il est arrivé le soir avec son sourire qui frise l’explosion de joie quand il arrive chez nous.
Je dis chez nous, parce que si il est vrai que l’amour qu’il me porte se lit dans ses yeux se lit dans chacun de ses regards, il en va de même pour son tonton Prune avec qui il s’éclate en tracto, en 4/4 ou en moto. Avec mes trois Prunots et ma Prunette, c’est pareil !Avec l’aîné ils sont comme des frères, un lien indiscible un peu comme celui de son père et moi les unit, moyen Prunot est son idôle sur les terrains de foot, il est ses jambes et quand B. vient le supporter, le regard qu’ils échangent avant le coup de sifflet brise d’un silence bouleversant le brouhaha de la foule.
Petit Prunot est son protecteur, son chevalier protecteur il est son armure, lui si plein d’énergie et si remuant s’apaise tout seul au contact de B.
La Prunette sait charmé B., lui qui habituellement a du mal à supporter les « petits » se laisse ensorceler par la douceur de celle-ci.
Arrive l’heure du dîner, il faut le faire manger. Il n’a pas la faculté de se servir de ses mains de manière précise, alors cuillérée après cuillérée, il faut prendre le temps de le nourrir, environ 20 minutes mine de rien, en hachant menu les aliments afin qu’il ne s’étouffe pas.
Ensuite, pendant que les Prunots l’occupent avec un jeu, il regarde seulement et participe en sourire ou en grise mine quand ça ne lui plaît pas.
Vous l’aurez compris, il est aussi privé de la parole, la cruauté de la vie ne l’a pas épargné, mais qu’importe son sourire et son regard parlent pour lui parce qu’il comprend tout et qu’en plus il sait ce qu’il veut, vous ne lui arracherez jamais un sourire de complaisance, il ne sourit que si il l’a décidé !
Pendant le jeu, je dessers la table et fait le minimum de ménage, je prépare ensuite ses affaires pour le laver et le mettre en pyjama.
Là encore, c’est beaucoup de temps, il grandit, il est plus lourd, il faut le détacher de son fauteuil, le porter, le laver, l’habiller tout en respectant son intimité et sa dignité.
Avec l’aide précieuse des Prunots, nous n’avons pas trop l’habitude mais celle-ci est remplacée par la volonté, nous y arrivons en une bonne demi-heure.
En lui enlevant son pull, je m’aperçois qu’il était en transpiration, je m’en veux !!! Heureusement, j’ai pensé à lui donner à boire souvent mais je n’ai pas pensé une seconde qu’il puisse avoir trop chaud ! !!! Cette constatation me transperce le cœur !Quelle idiote !!!
Il sait se faire comprendre pour un tas de choses mais là, tant qu’on ne lui pose pas la question, comment peut-il nous le faire savoir ?
J’en ai mal, j’ai mal et je m’en veux mais il ne faut pas se morfondre, il faut rester digne !
Nous installons un lit improvisé en bas dans le salon, les enfants avaient choisi de rester en bas pour la nuit et puis les escaliers pour B., c’est pas la meilleure idée.
Les Prunots dormirons avec lui.
C’est les vacances, alors après quelques parties de courses de voitures ou de foot sur la console, tout ce petit monde s’endort. Les Prunots se sont réveillés plusieurs fois, inquiets pour leur cousin certainement, il a froid, il a chaud ? trop couvert pas assez ??? bien installé ou trop serré dans ce lit de fortune ?
Et si il avait soif en pleine nuit ou si ça le démange ou même si il a mal quelque part ? Condamné à souffrir en silence jusqu’à ce que quelqu’un comprenne sa détresse.
Mais qu’importe, lui c’est le sourire au lèvres qu’il se réveille, il rit même à chaque pitrerie ou râlerie même d’un Prunot mal éveillé et de tonton Prune qui se désole d’avoir trop grossi depuis qu’il a arrété la clope!
B. est en pleine forme, la journée lui appartient, il est prêt à se réjouir de cette nouvelle journée qui commence…
A suivre...

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Torticoli

Ce matin, je me suis levée avec un super torti-coco torticoli!!!
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Je me suis passé du baume (vous savez, celui qui est plus fort que la douleur!), j'ai ressorti ma minerve, ça soulage un peu et ça évite els gestes malencontreux. D'autant que j'ai mal qu'en fonction de certains gestes, alors parfois n'y pensant plus, je me retournais et paaaaaf!!! Aïe aïe aïe!!!

Le pire, c'est en conduisant, j'évite toute manoeuvre et toute marche arrière quitte à faire un détour de trois kilomètres!!!
J'en peux pluuuuuuuuuuuuus!!!

Vivement demain, j'espère que je serai débarassée de ce ¤°§*#".*¤ de torticoco-torticoli!!!

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