Triste anniversaire!
Aujourd’hui c’est le quatrième anniversaire de l'enlèvement d'Ingrid par la guerilla colombienne, le 23 février 2002...
Quel triste anniversaire !
Comment c’est possible ça ? prendre en otage, voler la vie de quelqu’un pendant quatre ans,ça me fout en rage !
Je suis bouleversée par cette histoire, bien sûr chaque prise d’otage me bouleverse, mais là je ne sais pas pourquoi, j’ ai les larmes aux yeux à chaque fois que je pense à elle !
J’ai donc décidé de participer un peu moi aussi en diffusant cela :
Voilà 4 ans qu'Ingrid Betancourt est détenue par les FARC. La mobilisation ne faiblit pas et elle doit continuer: la liberté d’une seule personne, c’est la liberté de tous
Quatre ans… Cela fait 1460 jours et 1460 nuits qu’Ingrid Betancourt est détenue, avec son amie Clara Rojas, par les guérilleros des FARC en Colombie. Ces chiffres ont-ils encore un sens ? Peuvent dire l’insoutenable attente, l’angoisse de sa famille qui n’a plus de "preuve de vie" depuis des mois et qui va d’espoir en déception, de déception en espoir, sans jamais baisser les bras, tentant chaque jour une nouvelle piste pour mobiliser un ministre, un député, un journaliste ?
La loi ne règne pas en Colombie. Dans ce pays déchiré par la guerre civile, miné par le narco-trafic, écartelé entre un gouvernement intransigeant et des révolutionnaires de pacotille reconvertis dans le commerce d’hommes, de femmes et d’enfants, il n’y a pas de place pour la compassion. Depuis quatre ans, la famille Betancourt réclame un accord humanitaire, un échange de prisonniers entre les deux parties. Sans succès. Les autorités françaises, des artistes, et maintenant des députés, tentent eux aussi de faire pression sur le gouvernement colombien, avant les prochaines élections présidentielles. En vain, jusqu’à présent. En France, des milliers de gens, réunis en comités de soutien, se sont eux aussi mobilisés. Ils défilent, manifestent, lancent des ballons, bref ils font ce qu’ils peuvent pour rappeler que la jeune femme est toujours prisonnière, là-bas, dans cette Colombie qu’ils ne connaissent même pas. On aurait tort de juger cette solidarité naïve, dérisoire, inutile. Et cela, pour trois raisons.
D’abord, parce que soutenir encore et encore Ingrid Betancourt, ne serait-ce que rappeler son nom, l’écrire, le répéter, c’est cultiver l’espoir. L’oubli est pire que la détention. Florence Aubenas l’a raconté : savoir que dehors, loin de l’obscurité mortifère où on l’avait enfermée, des gens parlaient d’elle, se souciaient d’elle, se battaient pour elle, cela lui fut essentiel, vital. Tenir à tout prix ce cordon invisible qui relie l’otage au monde des humains, c’est contribuer à sa survie.
Ensuite, parce qu’Ingrid Betancourt possède la nationalité française, et que l’un des devoirs premiers de notre démocratie est de ne jamais laisser un seul de ses citoyens sans protection, sans assistance, sans secours. Et on ne peut oublier qu’Ingrid Betancourt s’est précisément battue pour ces mêmes valeurs, tentant courageusement d’apporter un peu de justice et d’équité à son autre pays.
Enfin, parce que se mobiliser pour les otages colombiens, c’est refuser de voir traiter les hommes comme des marchandises ou des objets de transaction. C’est affirmer que, dans notre monde civilisé, chaque individu compte, chaque vie est précieuse, chaque être humain est l’humanité. C’est reconnaître en somme cette idée toute simple : la liberté d’une seule personne, c’est la liberté de tous.
Par Tata Lili, Jeudi 23 Fevrier 2006 à 15:02 GMT+2 dans Un petit coup de gueule (article, RSS)







